Hier, en écoutant un reportage scientifique à la radio en voiture, j'ai appris un truc étonnant...

Un groupe de cinq ou six scientifiques (archéologues, ethnologues, anthropologues et naturalistes), travaillant sur la "légende" du Mokele-Mbembe, sorte de "brontosaure" africain (de la famille des sauropodes qui regroupe les brontosaures, diplodocus, apatosaures, brontosaures et autres) y affirmait avoir trouvé de nouveaux indices quant à sa très probable existence, de nos jours, à la suite du regroupement et du recoupement de leurs dernières études à ce sujet.

Reconstitution du Mokele-Mbembe
Reconstitution du Mokele-Mbembe.
(avec ombre d'un éléphant en arrière-plan pour comparaison)

Je ne connaissais pas du tout cette histoire qui, contrairement à celle de Nessi, le monstre du Loch Ness, ne semble pas être un canular vu le sérieux des intervenants dans cette émission.
Ils vont sortir un bouquin prochainement écrit en commun, d'où cette émission d'information scientifique sur leurs découvertes, servant aussi de promo pour le bouquin.
J'essaierai de me le procurer parce que je trouve ça intriguant mais aussi parce que c'est un truc que je ne connaissais pas du tout...

Pour revenir à cette émission et à ces scientifiques, apparemment ils ne travaillaient pas ensemble mais en des lieux différents et des universités distantes (Cambridge, Oxford, Heidelberg, Harvard et je ne sais plus où encore) mais avaient chacun effectué diverses missions dans le nord du Congo et certains même avaient pu rencontrer divers peuples Pygmées vivant dans ce coin d'Afrique et approfondir les connaissances que l'on avait au sujet de cette créature.

Des témoignages vraiment troublants, des preuves vraiment frappantes, répertoriés avec sérieux depuis plus d'un siècle et qui corroborent les observations, recherches, preuves et témoignages de ce groupe de scientifique...
En voici quelques exemples (après recherches personnelles - vive internet ! 😉 ) :
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Le Mokele-Mbembe, vu par Stefano Maugueri, vue d'artiste
Le Mokele-Mbembe, vu par Stefano Maugueri
Dessin d'artiste d'après les rapports et études scientifiques

  • En 1913-1914, le baron Von Stein zu Lausnitz entendit parler d'une étrange créature dans le Cameroun allemand de l'époque (aujourd'hui le nord du Congo Brazzaville) :
    "La créature doit se retirer de préférence au sein des cavernes innombrables, creusées sous la surface de l'eau, dans les berges argileuses. Même en plein jour, il lui arrive cependant de grimper sur la rive pour aller y chercher sa nourriture strictement végétale -- trait incompatible avec l'idée selon laquelle il s'agirait d'une légende !
    La plante favorite de la bête serait une sorte de liane riveraine à grandes fleurs blanches, qui sécrète un latex capable de fournir du caoutchouc et donne des fruits ressemblant à des pommes.
    Au bas du Ssômbo, on m'a même montré, à proximité d'un amas de plantes de cette sorte, la prodigieuse trouée que l'animal avait frayée dans l'épais taillis bordant la rivière, afin d'atteindre cette nourriture. [...]"

    "L'animal aurait la peau lisse et de couleur gris-brun. Sa taille serait à peu près celle de l'éléphant, celle au moins de l'hippopotame en tout cas.
    Il semble avoir un long cou flexible et une dent unique, mais très longue, qu'on décrit parfois comme une corne. Quelques-uns parlent aussi d'une très longue queue, aussi puissante que celles des crocodiles. Les pirogues qui s'approchent de la bête seraient attaquées sur-le-champ et renversées, et les occupants en seraient tués, mais non dévorés."
    (tiré de Bölsche 1929).
  • En 1924, le naturaliste anglais John G. Millais recueillit un rapport semblable, datant de la fin du dix-neuvième siècle, sur le même animal, du sud-ouest de la Zambie actuelle :
    "[...] feu le roi Lewanika, qui s'intéressait vivement à l'étude de la faune de son royaume, le Barotseland, avait souvent entendu ses sujets parler d'un grand reptile aquatique, au corps plus gros que celui d'un éléphant, et qui vivait dans les grands marais à proximité de sa ville. [...] L'année suivante, trois hommes se ruèrent, un jour, très excités, dans sa salle d'audience, et ils racontèrent qu'ils venaient de voir le monstre gisant au bord du marais : à leur vue, il avait battu en retraite en se laissant glisser sur le ventre dans l'eau profonde. Ils dirent que la bête était d'une taille colossale, avec des pattes comme celles d'un lézard géant, et un long cou. Elle était, ajoutèrent-ils, plus haute qu'un homme et possédait une tête de serpent."
    "Lewanika se rendit sur-le-champ à l'endroit indiqué et constata que, sur une grande étendue, les roseaux avaient été aplatis, et que, de là, un large sentier avait été frayé jusqu'au bord du marais : de l'eau ruisselait encore dans la boue remuée peu auparavant."
    " [...] le roi décrivit la piste produite par le corps du monstre présumé comme "aussi large qu'un grand wagon dont on aurait enlevé les roues." (tiré de Millais 1924).
  • En 1977, Daniel Mambombo, professeur d'école à Epéna (nord du Congo), vit surgir de la Likouala-aux-Herbes un étrange animal.
    Il identifia spontanément avec une représentation de brontosaure tirée d'un ouvrage sur la préhistoire que lui montra l'herpétologue américain James Powell :
    "L'animal était gris. Son cou était aussi gros que la jambe d'un homme. La tête et la gueule étaient comme celles du brontosaure dans le livre. Il vit une partie du corps, de sorte que ce pouvait pas être un serpent. Le cou devenait beaucoup plus épais là où il rejoignait le corps." (tiré de Powell 1981)

Ces témoignages d'occidentaux, furent corroborés par ceux des Pygmées, rencontrés récemment par ces scientifiques, dans le Nord du Congo et au Gabon, où cet animal, réputé par sa force mais exclusivement herbivore (il raffole apparemment d'une plante appelé Malomba (nom latin : Landolphia), est appelé Nyamala.


Malomba (Landolphia)
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L'animal habite dans la forêt tropicale humide et semble de moeurs plus ou moins aquatiques.
Comme je le disais plus haut et comme le présentaient ces scientifiques, Mokele-Mbembe est très proche des dinausaures du sous-ordre des sauropodes, supposés disparus à la fin du jurassique, il y a 65 millions d'années.
La survivance de l'un d'entre eux en Afrique n'a rien de géologiquement impossible, puisque des cas similaires de "fossiles vivants" sont connus (entre autres le coelacanthe, pour ne mentionner que celui-là).


Coelacanthe ou Latimeria chalumnae - fossile vivant
(le premier fut découvert en 1939)
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Quelques indices :

  • Des poids Ashanti (Afrique de l'ouest) servant à peser l'or, semblent représenter un dinosaure sauropode.

    Poids en or Ashanti (Afrique de l'Ouest), servant à peser l'or et représentant le Mokele-Mbembe
    Poids en or Ashanti (Afrique de l'Ouest)

  • L'expédition Roy P. Mackal au Congo (1980) a photographié une piste montrant le passage d'un animal de moeurs aquatiques (elle part de la rivière pour y revenir), de près de deux mètres de haut, et traînant apparemment une lourde queue derrière lui...
  • Rory Nugent (1993) a photographié un objet aquatique non-identifié au lac Télé, qu'il pense être le Mokele-Mbembe.
    Toutefois, la photographie, prise de loin et trés floue, ne permet aucune identification certaine. De plus, le lac Télé, où se sont concentrées les recherches au cours des années 1980-1990, est le dernier lieu où il convient de chercher l'animal : la profondeur du lac n'est que de 2 ou 3 mètres (Laraque et al. 1997), et un sauropode, même de taille modeste, ne saurait s'y cacher...

Bref, entre 1902 et 2006, 15 expéditions sont parties à la recherche de la bête auxquels ces scientifiques ont pu participer, notamment la dernière en date, durant l'été 2006.
Parmi les plus récentes :

  • 2006 - Juin/Juillet - Operation Congo 3
  • 2001 - Février/Mars - CryptoSafari, Cameroun
  • 2000 - Novembre - Gibbons-Wetzel, Cameroun
  • 1992 - Operation Congo 2
  • 1992 - Expédition Japonaise

Toutes ces pistes, éléments et témoignages ont été ré-étudiées par ces scientifiques qui se sont depuis, regroupés, non seulement pour poursuivre des recherches dans un but commun et pour publier ce livre que je vais très sûrement me procurer dès qu'il sortira pour en savoir plus à ce sujet, mais pour prouver, et ça c'est une chose à laquelle je crois, que toute légende se base sur des faits bien réels et que dans ce cas précis, ils ont réussi à apporter des preuves plus qu'indéniables sur la très probable existence de cette créature du fond des âges...

Sources utilisées pour mes recherches :
L'Institut Virtuel de Cryptozoologie et Wikipédia